mercredi 5 mars 2008

J'Ai Interviewé Gautier-sauvagnac


Je n'avais pas revu Denis Gautier-Sauvagnac depuis plusieurs semaines.

Il me parut changé, agité de tics nerveux surprenants chez cet homme ordinairement calme et hautain.

S'agissait-il d'une référence discrète à notre prézydent, ou bien la conséquence de quelque souci personnel?

Je résolus de commencer son interview sans m'embarrasser de longs préliminaires.


-Laurence Parisot a, la semaine dernière, demandé à l'Uimm de rendre tous les mandats exercés par cette fédération au nom du medef...

-Voyez où mène un trop bon coeur : nous avons hébergé ces sans-abri dans notre maison, et voici qu'ils veulent nous en expulser en prétendant qu'elle est à eux!

-Votre maison?

-Vous n'ignorez pas, cher monsieur, que l'Uimm descend du Comité des Forges, fondé à Paris en 1864 par Shneider et de Wendel

-La même année que l'Internationale à Londres par Marx et Engels?

-Et l'année-même de l'autorisation des syndicats en France!

Le patronat, qu'on accuse trop souvent d'immobilisme, peut être extraordinairement réactif lorsqu'il s'agit de choses sérieuses.

-Cela fait de vous la plus ancienne organisation syndicale du pays!

-Interdite par Pétain en 1940, comme la CGT et la CFTC.

-Et ressuscitée à la Libération.

-Mais sous le nom de Cnpf, puisque le Général nous avait demandé d'accueillir l'ensemble du patronat.

-C'était faire entrer le loup du petit commerce dans la bergerie de l'industrie lourde.

-Au début, tout se passa bien. Nous nous constituâmes en Uimm à l'intérieur du Cnpf, et durant plus de cinquante ans, nous en fûmes les maîtres.

Tous les présidents du Cnpf étaient issus de l'Uimm.

Jusqu'au dernier d'entre eux, Ernest-Antoine Seillière, qui s'en alla le 5 juillet 2005.

-Un de Wendel lui aussi, la boucle était bouclée.

-Ernest-Antoine, en effet, vint à la présidence flanqué de son gourou, l'ex-maoïste Denis Kessler, dont le programme tenait en une phrase : «La liste des réformes? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception»

-A commencer par le Cnpf lui-même, qu'ils rebaptisèrent Medef?

-Ils suivaient le modèle avant-gardiste de la Cfdt, pour qui les syndicats ne doivent être qu'un rouage de l'Etat, attentif à l'intérêt général plutôt qu'aux intérêts particuliers.

-Les ex-maoïstes, même passés à droite, gardent la nostalgie des Révolutions Culturelles et de l'Etat totalitaire.

-Vous pensez bien que l'Iumm, qui exerçait le pouvoir au Medef, considérait d'un oeil torve cette perspective d'alignement.

-Vous attendiez la fin du mandat de Seillière pour enterrer toutes ces lubies?

-Tout à fait! Il avait annoncé qu'il ne se représenterait pas.

-Mais en définitive, il vous a pris de court?

-Il a démissionné subitement, sachant que nous n'étions pas prêts, et l'Elysée a poussé son candidat, Francis Mer, ministre sortant de l'Economie, et membre de l'Ump.

-On ne pouvait pas mieux annoncer la couleur!

-Ce n'était pas tout.

Comme Francis Mer, né en 1939, aurait été frappé par la limite d'age avant la fin de son mandat, il se présentait en compagnie d'un co-listier plus ingambe.

-Rien n'est plus admirable que d'aider la jeunesse. De qui s'agissait-il?

-Guillaume Sarkozy, le frère ainé du tout nouveau patron de l'Ump.

Je fis bien entendu tout ce qui était en mon pouvoir pour écarter ce péril.

-Ce ne fut probablement pas facile.

-Francis Mer n'insista pas, mais on n'arrivait pas à se défaire de Sarkozy, dont l'acharnement n'avait d'égal que l'avidité : il se voyait déjà au poste de négociateur social, traditionnellement réservé à l'Uimm.

-Et que vous occupiez vous-même! Quel odieux sans-gêne!

Comment avez-vous empêché une telle catastrophe?

-Le hasard fit bien les choses : à quelque temps de là, son entreprise de textiles fit faillite. Je profitai du naufrage pour torpiller sa candidature.

-Voilà qui frise l'inélégance, et n'a pas dû plaire à tout le monde.

-Comme vous dites.

C'est alors que Chirac, un hargneux lui aussi, si vous vous souvenez, soutint la candidature de Laurence Parisot.

-Qui n'était pas à l'Ump, pourtant.

-C'est du pareil au même. Elle est membre d'un think-tank financé par l'Ump, la Fondation pour l'Innovation Politique, dont le président fut Francis Mer.

Et c'était pire encore : Mer au moins faisait partie de l'Uimm. Il aurait défendu l'Industrie.

Avec Parisot, nous avions affaire à une candidate soutenue par la Banque et les compagnies d'assurance, dont les intérêts divergent d'avec les nôtres.

Je pris mon téléphone et tentai d'expliquer à chacun de nos électeurs l'horreur que représenterait l'installation de Parisot au fauteuil de Seillière, ou pour mieux dire, de la Finance à la tête du Medef.

-Sans succès, semble-t-il.

-Détrompez-vous.

Elle a été élue, puisqu'elle a bénéficié, jusqu'à l'intérieur de l'Uimm, des voix acquises au tandem Mer-Sarkozy. Mais elle n'a été élue que de justesse, contrairement à tous ses prédécesseurs.

-Ce qui l'a obligée à composer?

-Tout à fait.

L'Uimm avait sauvé l'essentiel : mon poste de président de l'Unedic ainsi que celui de négociateur du Medef.

-Que ne vous êtes-vous contenté de ces emplois juteux!

Mais au contraire, en 2006 vous êtes élu à la présidence de l'Uimm, et vous vous opposez de plus belle à la mise sous tutelle étatique du syndicalisme.

-Bien entendu!

Et tout d'abord à la fusion Unedic-Anpe, qui était au programme de la droite depuis 20 ans déjà, sans qu'elle puisse jamais l'imposer.

-Est-ce de cette époque que datent vos malheurs?

-Ils datent en fait de mon opposition au tandem Mer-Sarkozy. C'est durant cette période électorale, en effet, que le (petit) frère du candidat évincé constitua sur moi le fameux dossier des retraits en liquide de l'Uimm.

Nicolas Sarkozy était alors ministre des finances.

Tracfin, organisme créé pour enquêter sur le financement des maffias de la drogue et du terrorisme dépendait de son ministère.

Il se mit brusquement à enquêter sur les finances de l'Uimm, dont les bizarreries ne dataient pourtant pas d'hier.

-Je me souviens d'Yvon Gattaz, déclarant à France Inter, Il faut appeler un chat, un chat. (...) Il était de tradition dès 1884 qu'il y eût une caisse (...)

-Je ne vous le fais pas dire.

Ouvert en 2004, mon dossier fut bouclé en 2005.

Sarkozy le garda sous le coude, à toutes fins utiles.

-Lesquelles arrivèrent à l'automne 2007!

-Il avait fait de la fusion Unedic-Anpe l'une de ses promesses électorales majeures, au même titre d'ailleurs que la réforme du statut et du financement des syndicats représentatifs.

L'enquête de Tracfin reprit, «sous les regards attentifs des trois derniers ministres, Nicolas Sarkozy, Thierry Breton et Christine Lagarde»., comme l'a si joliment écrit le Figaro.

Je vous laisse deviner lequel de ces regards attentifs fut le plus décisif.

Vous connaissez la suite : instruction, garde à vue et pour finir, inculpation de détournement de fonds.

-Vous aviez tapé dans la caisse?

-Mais jamais de la vie!

Mes comptes personnels ont été épluchés, et j'en suis ressorti comme l'agneau qui vient de naitre.

Le détournement de fonds, c'est pour avoir refusé de nommer ceux à qui je remettais les sommes en liquide!

-Vous vouliez protéger les hommes politiques que vous subventionniez?

-On l'a beaucoup dit, et principalement à gauche, mais soyons sérieux deux secondes.

S'il s'agissait de subventionner des partis politiques, pourquoi voudriez-vous que Peugeot, par exemple, ait pris sur ses épaules une part si lourde de ce fardeau?

-Peugeot? Personne n'en a jamais parlé!

-Relisez donc un peu l'interview que mon prédécesseur à l'Uimm, Daniel Dewavrin a donnée au monde le 15/10/07.

-Je n'y vois rien de spécial...

Ah! si.

Les contributeurs étaient-ils des constructeurs automobiles pour l'essentiel ?

Pas pour l'essentiel, n'importe quel adhérent pouvait contribuer. Faurecia que j'ai eu le privilège de présider pendant des années, a été l'un d'entre-eux.

-Et comme Faurecia est un équipementier automobile appartenant à Peugeot, cela limite la pertinence de cet exemple de diversité quand à l'origine des fonds.

-Faurecia... N'est-ce pas cette entreprise dont le Pdg, Pierre Levi, a été contraint de démissionner en 2006 sous l'inculpation de corruption active?

-Tout à fait. Vous voyez qu'à Peugeot, on sait faire.

Mais connaissez-vous l'autre particularité du groupe Peugeot?

-Dites, je vous prie.

-C'est de n'avoir toléré dans ses usines, jusqu'à une époque récente, qu'un syndicat-maison, la CSL.

-Il s'agissait de pratiques d'un autre âge. Elles n'ont plus court...

-Justement! Les milices de la CSL ont intégré FO avec armes et bagages, tandis que se créait une flopée de petits syndicats affiliés à la CFTC ou à la CGC, qui ne furent jamais très cruelles pour nous.

-Vous voulez dire que Peugeot se serait servi de l'Uimm et du secret de ses comptes pour continuer à financer des syndicats qui lui étaient favorables, mais qui préservaient leur réputation d'indépendance à l'égard du patronat?

-Je ne dis rien de tel : je vous laisse ce soin.

Mais je vous signale que parmi les constructeurs automobiles figure Renault, c'est-à-dire l'Etat, qui joue aujourd'hui les rosières scandalisées.

-Vous attigez.

Je vois mal pourquoi l'Etat voudrait maintenant provoquer un scandale éclaboussant les confédérations syndicales les plus concilantes à son égard.

-Elles ne le sont pas plus que la Cgt, bien assagie depuis les époques de l'anarcho-syndicalisme, et du sémillant Yossif Vissarionovitch.

Il y a au contraire une urgence à détruire toutes ces petites confédérations créées en d'autres temps pour affaiblir la Confédération Générale.

-Mais enfin, quelle urgence?

-Les discussions qui s'ouvrent pour la réforme du statut des syndicats, de leur financement, et de leur représentativité.

Vous n'ignorez pas qu'il s'agit de transformer les syndicats représentatifs en organismes de gestion des ressources humaines, fonctionnant aux frais de l'Etat.

Il n'y a, dans ces conditions, aucun intérêt pratique et financier à conserver le nombre élevé de ces syndicats représentatifs, et il existe un moyen simple de supprimer les surnuméraires.

-Ah bon? Lequel?

-Le critère de représentativité sera changé et s'appuiera uniquement sur le résultat aux élections professionnelles.

Si la barre est assez haute, seules la Cgt et la Cfdt accèderont au statut enviable d'interlocuteurs officiels.

Les autres, privées de ressources et de légitimité, dépériront.

-Jamais elles n'accepteront un pareil avenir!

-Elles l'accepteraient si la nouvelle loi leur permettait, à l'instar de celle sur le financement des partis politiques, d'effacer l'ardoise de leur implication dans des affaires de corruption passive.

-Et vous allez être contraint de les y impliquer?

-On en est encore loin.

-Pourtant Laurence Parisot...

-Parisot se touche si elle croit que l'Uimm cèdera, sur une simple demande de sa part, les postes de pouvoir que notre fédération occupe au nom du Medef.

Elle est dans l'incapacité de nous exclure, et nous demeurons la puissance centrale du syndicat patronal : c'est elle qui pliera.

-Elle a pourtant exigé que l'Uimm ne vous garantisse plus contre les conséquences de votre silence en justice.

-L'essentiel de cette protection demeure pour l'instant. Le vrai problème n'était pas mes indemnités de départ, mais les indemnités qu'on m'accorderait en cas de redressement fiscal lié à cette affaire.

Si je ne parle pas, les 20 millions d'euros me seront imputés au titre de mes revenus.

Je ne sais pas si vous imaginez ce qu'une telle plaisanterie, durement menée par les agents du fisc, pourrait me coûter.

-10, 30, 60 millions d'euros?

-Suffisamment en tous cas pour que je quitte les douceurs de ma résidence châtelaine, et fasse l'expérience d'une vie sous les ponts.

Apparemment, cet aspect de mon contrat n'est pas remis en cause. On se consacre à ma petite indemnité d'1,5 millions d'euros, que je suis bien entendu tout prêt à négocier.

Et vous savez quoi?

-Non.

-Ce-N'est-Qu'un-Dé-But!

Le-Com-Bat Con-Ti-Nue!


Je vis s'éloigner Denis Gautier-Sauvagnac qui, le point levé, continuait à scander son improbable slogan.

C'est égal, me dis-je. La Sarkozie est vraiment un étrange pays.

33 commentaires:

Ravachol a dit…

Excellent !

emcee a dit…

Mais où vas-tu donc chercher tout ça? Trop fort.
Et intéressant.
J'ai encore eu du mal à tout suivre, hélas.
Là, cela devient inquiétant (pour moi, bien sûr).
Alors, faisons un peu dans le pipole, puisque tu sais plein de trucs incroyables: qu'est-ce qu'il devient le grand frère de Vizirette?
Il fait quoi depuis son plongeon?
Il n'y a pas un 3°frangin dans l'histoire?
Celui-là, on n'en entend pas parler. Si il existe, ça doit être au moins un chercheur, un vrai philosophe qui écrit des bouquins érudits, et donc confidentiels, ou un grand ponte de la médecine.
Un mec qui travaille et qui pense, quoi.
La honte de la famille.

Allez,bises

emcee a dit…

Ah, j'ai oublié: ça n'a rien n'à voir, mais, y a pas moyen que tu sépares tes divers articles? Quand on en cherche un, on déroule, on déroule et à un moment donné, on veut aller plus vite ... et on dépasse et faut tout remonter. Argh.

Vu ton blog minimaliste: ou tu es informaticien et tu refuses de ramener du boulot à la maison ... ou tu as les mêmes capacités que moi dans ce domaine ... C'est pas une tare, non, mais quand même un handicap lourd... ;-D

Gérard Amate a dit…

Le grand frère s'est recasé dans la PDGérie de mutuelle complémentaire et, à ce titre fait des pieds et des mains pour entrer au conseil d'administration du Monde, dont sa boite est actionnaire. Mais comme ça foutrait le feu au canard, pour l'instant il n'y arrive pas.
L'autre est pédiatre, chercheur en biologie, et, effectivement, philosophe à ses heures : c'est de lui que le ch'ti Nicolas tient l'idée qu'on puisse être criminel de naissance.
Ah la la, je te jure! Quelle famille! Il y a des fois où je me demande si je préfère pas la mienne.
Je vais tenter de sérier mes articles : si tu y es arrivée, pourquoi pas moi?
Pas tout de suite (car tout de suite, j'ai la flemme), mais dans la semaine.
Bises

emcee a dit…

Ah, bin, j'étais pas loin pour le troisième larron, mais hélas, il n'a pas mieux tourné que les deux autres. Eminence grise, quoi.
Tu as raison, belle brochette. j'ai lu qqpart qu'il y a, pour compléter le tableau, aussi un demi-frère. Pas piqué des vers non plus. Mais je ne me souviens plus ce qu'il vise.
Bientôt si tu t'appelles pas Sarkozy, tu n'as aucune chance de percer dans quelque domaine que ce soit. Parce qu'en plus, ils font des petits (normal). Et ils sont précoces, les bougres, vu qu'ils ne s'embarrassent pas de faire des études.

Bonne idée pour les billets. Mais il suffit de faire cela pour les derniers. Je vois que tu es sur Blogger: il y a des modèles un peu partout si tu veux t'inspirer pour la mise en page.
Moi, je suis ailleurs et c'est pas terrible, et je suis obligée d'utiliser les thèmes tout faits, parce que je ne sais pas les personnaliser.
J'ai bien essayé, mais si, d'aventure, il y a une explication, elle est totalement cryptée et donc réservée aux geeks.
je voulais changer d'hébergeur, mais je ne sais pas faire non plus et autour de moi, que des truffes dans ce domaine.
Le leur, c'est plutôt apéro ;-D
Bon, on va pas critiquer ... Un jaune, ça ne se refuse pas, c'est mal élevé.
Mais ça ne fait rien avancer sur mon blog (qu'ils ne lisent même pas, probablement, ces béotiens).
Ah, la vie est dure.
Allez. On en reparle. La vie. Toussa.

Anonyme a dit…

Je signale que l'article a été repris sur Indymedia Paris sans citer la source. J'ai laissé un commentaire pour le signaler.

Même chose chez L'En Dehors : repris -et trafiqué m'a-t-il semblé ?- et toujours non sourcé...

Gérard Amate a dit…

L'En Dehors, c'est pas pareil, c'est moi qui les envoie direct à Libertad.
Et c'est signé Okounine parce que la première fois que j'ai fait ça, la machine a demandé un pseudo. En bon anar discipliné, je lui en ai donné un pour l'occasion, qu'elle me ressort à chaque fois, et je vais pas me battre avec elle pour qu'elle arrête.
Merci en tous cas, amical anonyme.

Guillaume a dit…

Une interview limpide qui permet de fluidifier mes connexions neuronales sur ces financements opaques !

Gérard Amate a dit…

Le plus fort, c'est quand même Sarko : DGS ou petits syndicats, s'ils se défendent, ils se coulent tout seuls, et s'ils se défendent pas, c'est lui qui les coule.
Du coup, t'as vu qu'aujourd'hui les gros veulent plus discuter de la représentativité au motif qu'il y a le souk au medef, et de toutes façons, le 23 ou le 26, je sais plus, c'est arrêt des jeux, le gouvernement décidera à leur place. Ce qui va bien arranger la CGT et la CFDT, dont le malheur des autres va faire le bonheur : ils pourront dire qu'ils n'y sont pour rien.

JG a dit…

ou est le demi frere ?
le voici, le voila
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=37002

"Olivier Sarkozy au Carlyle Group
Le demi-frère du président de la République française entre à la direction du sulfureux et influent groupe d’investissement."

qu'on voudrait l'inventer qu'on y arriverait meme pas !
bravo pour "l'interview".

Gérard Amate a dit…

Ouch!
ça c'est de la belle info!

emcee a dit…

Merci pour l'info sur le 1/2 frère.
Mais c'est Dallas, cette famille!
Je crois, qu'à ce compte-là, gg, va falloir que tu commences à rendre grâces au ciel de t'avoir doté de la tienne.
Bon, alors qu'est-ce que c'est que cette hisoire de syndicats?
Ne réponds pas, j'ai qu'à chercher moi-même. Je ferai cela dès potron-minet.
La cégette exonérée? Ah, ça doit se frotter les mains, au sommet de la pyramide.
Tiens, j'ai vu qu'elle lançait une journée de grève des cheminots prochainement.
Super. Il leur reste sans doute un peu de pognon, à ces braves gens depuis la dernière grève, puisqu'ils leur ont fait plier les banderoles avant qu'ils soient complètement ruinés, mais quand même bedouilles.
Et puis, il y a la FSU. Une journée de grève, aussi, mais que le secondaire. Le primaire, lui, est content de son sort. Que des bonnes réformes. Là aussi, un impact planétaire qui va faire trembler le gouvernement.
Bon, il est tard, pas la peine que je m'enlève le sommeil avec ces histoires à dormir debout.

Adessias.

Gérard Amate a dit…

"ils" vont réformer les critères de représentativité et, crois moi, ce n'est pas pour promouvoir Sud-Rail et la Cnt-Ait, mais au contraire pour limiter le nombre de leurs interlocuteurs, en ne gardant que les gros syndicats.
Et cette perspective fait pleurer la Cgt et la Cfdt, solidarité syndicale oblige, à chaudes larmes de caïman.

emcee a dit…

Ah, bon? faut dire que, jusqu'à présent, la CNT ou Sud-Solidaires étaient pratiquement accueillis à bras ouverts, sauf quand ils n'étaient pas un peu poussés vers la porte ("va grandir, ah!"), ou carrément oubliés pour leurs intersyndicales feutrées.
Eh bien, comme ça, la CFDT dira que c'est pas bien, mais qu'on ne peut pas paralyser les actions du gouv pour des détails infimes et la cégette s'opposera, évidemment, voire frappera du poing sur la table, et même encore sortira en claquant la porte dans un grand geste théâtral, sachant que cela ne portera pas à conséquence.
Pas nouveau, mais au moins, c'est clair.
On ne veut pas de travailleurs à la table des négociations. Ils dérangent les grands de ce monde avec leurs jérémiades d'un autre âge.

Autre chose: ohladidon, j'avais pas vu que cet article était dans rezo. Faut que j'arrête de parler de mes vacances sous les cocotiers. Ca fait pas sérieux dans un blog sérieux, ça.

Gérard Amate a dit…

Tu fais bien de me le dire, je n'avais pas remarqué non plus (j'ai google analytics en panne).
Et bien, je sais que c'est très con, mais je jubile.

emcee a dit…

Comment, "gogol analytics"? Chais même pas ce que c'est.
Moi c'est tout à la louche, roulé sous les aisselles. Je vais lire carrément les articles de rezo!
Et c'est pas triste, ou plutôt, si.

Quand je pense que ce même article est aussi dans l'En dehors"!
Si tu veux, tu restes dans ton fauteuil et les copains-copines te font le buzz. ;-D
NB: je suis obligée de mettre ces smileys ridicules, au cas où je serais incomprise.

Gérard Amate a dit…

Google analytics est perdu à tout jamais : j'ai dû toucher à une pièce fragile en mettant des liens, et je n'arrive plus à la remettre en place.
Libertad, de l'En dehors, m'a bombardé chroniqueur sur son site en septembre.
Si mes posts y sont signés Okounine, c'est uniquement à cause d'une erreur de manipulation de ma part.
Et s'il n'y a pas de lien vers mon blog, c'est parce qu'il les a supprimés, ce que je ne prends pas pour une brimade, mais plutôt un signe d'adoption.
Rezo, c'est depuis novembre qu'ils reprennent souvent mes posts.
Mais moi, perso, j'avais une vingtaine de visites par jour, en comptant mes potes et la famille.
J'étais seul et triste.
Je regardais couler le fleuve en bas de chez moi, en espérant y trouver une mort d'autant plus rapide que ses eaux sont impropres à la consommation depuis la dernière pollution industrielle.
Et c'est alors que tu es apparue!
que dirai-je de plus!
Mon compteur a bondi à trente visites quotidiennes, et le printemps arrivera sous quinzaine!
Ces miracles, c'est à toi que je les dois.

Gérard Amate a dit…

Et pour ce qui est de rezo, ils ont eu un remord : j'y suis plus.
C'est la vie!

emcee a dit…

Rhôlala! il faut tout faire ici. Quel défaitiste! Bien sûr que tu y es sur rezo. Quand on y est, tant qu'on n'est pas descendu tout en bas, on y reste. On peut changer de place, mais j'ai jamais vu qu'ils enlevaient.
Tu as regardé au centre, à mercredi, par ex?

C'est vrai que c'est moche quand tu sais que pas grand monde te lit. Autant faire son journal intime et le filer à personne, au moins tu sais pourquoi.
Moi, j'ai un volant honorable de lecteurs et qqs fidèles commentateurs. Mais comme je ne poste pas beaucoup de com' là où il y a du monde, je ne me fais pas bcp de pub. Mais j'aime autant ne pas m'attirer tous les bas du front de la création et tous ceux qui n'ont rien à dire mais qui insistent pour le dire quand même.
Alors, j'ai mon petit réseau de gens sympas.

Les stats montent quand rezo me fait l'honneur de me sélectionner.
C'est grâce à eux si j'ai eu une augmentation de lecteurs.
C'est quoi gogol A? Les stats?
Tu dois pouvoir retrouver ça, non? Moi, j'ai un truc pour les stats hyper nul - décourageant, même, mais je ne sais pas si je peux en installer d'autres. Et si je demande à qqun qui s'y connaît, je ne comprends rien à la réponse!
Ca fait longtemps que je songe à faire un stage informatique, mais ils ont pas l'option débutant- qui-croit-savoir obtus.

Miracles, ouim ...surtout le printemps!
Tu m'attribues des dons qui frôlent le surnaturel ;-D
Alors, maintenant, il va falloir songer au prochain billet.
Le mien, il faut que je le poste vite, c'est sur le 8 mars, c'est plutôt éphémère comme sujet.
J'y vais. J'ai jusqu'à minuit.
Bises

Gérard Amate a dit…

Ma chère Emcee, j'ai beau me crever les yeux à chercher sur rezo, j'ai bel et bien disparu du 5 (ou 6)mars où j'étais. J'y suis encore, mais à la section syndicalisme, placard poussiéreux visité seulement par de rares tarentules, tandis que mes anciens camarades de promotion paradent encore à la une.
Le même phénomène s'était produit la veille sur indymedia Paris : les grands esprits se rencontrent, je suppose.
Je sens que je vais être, dans mon prochain post, encore plus obscène (d'obscène, qui sort de scène).
Je vous souhaite à toutes mille prospérités à l'occasion de ce 8 mars.

emcee a dit…

A moins que j'aie la berlue, on ne doit pas avoir la même version de rezo: tu n'as pas bougé d'où tu étais. (version large, par date). j'ai essayé avec explorer, puis firefox et depuis mon blog, toujours la même réponse, si c'est bien toi, évidemment, le Gérard Amate qui a écrit "j'ai interviewé GS", le mercredi 5 mars. Tu es même le premier de la liste.
Euh ...
Qui c'est tes "anciens camarades de promotion"?

Gérard Amate a dit…

Eureka!
Je suis dans la version écran large, et pas dans celle à deux colonnes.

emcee a dit…

ah, bin quand même!
Donc, soft, le prochain billet, hein? ;-D
Un truc à la guimauve sur l'amitié naissante de FC et BT, enfin débarrassés des empêcheurs de négocier en rond.
Oh? Et pourquoi non?

Gérard Amate a dit…

T'as vu quand même qu'ils font la grève des négociations tant que Lolo cherchera des crosses à l'Uimm! Et je te compte plus les appels au calme de Mailly.
Comme quoi c'est bien vrai, le capitalisme porte la guerre comme la nuée l'orage tandis que le prolétariat n'aspire qu'à la paix et l'harmonie .

emcee a dit…

"La paix et l'harmonie"! Mouais.
Ca se voit que tu n'habites pas dans mon immeuble! ;-D

Pour ce qui est des syndicats, va falloir que je me penche sérieusement sur la question. Aujourd'hui, trêve et après on s'y remet à voir un peu ce que nous concoctent tous ces mecs.
A moins que je n'adhère au médèfe, au moins, eux, ils ont choisi une femme pour les représenter. Et quelle femme!
Et puis, ce sera plus clair: eux, ils ne font pas semblant de défendre les travailleurs.

Gérard Amate a dit…

Justement, Parisot vient d'accorder une interview au Monde, où elle confirme en partie ce que DGS révélait dans la mienne, à savoir qu'il y a bien une question de pouvoir au centre de tous ces débats éthiques.
Je vais peut-être refaire un post à ce propos, en me reconcentrant sur les syndicats (les luttes de pouvoir au sein du patronat m'indiffèrent, puisqu'aussi bien, et pour notre malheur collectif, cela fait belle lurette que dans notre pays la rente a vaincu l'industrie, on peut même dater la chose de 1982, ou 1994, c'est selon).
Mais peut-être pas : si les municipales sont rigolotes, j'en profiterai d'abord.

emcee a dit…

Tiens, encore un suppôt du médèfe.
Salaud, le peuple aura ta peau.

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2008/03/08/y-aurait-eu-francois-chereque-je-dis-pas-mais-la-franchement.html#comments

Gérard Amate a dit…

Seb est un pote.
Enfin, si par hasard il lit ça, disons que sans être un pote, c'est quand même un gars avec qui j'ai bu un pot.
Enfin, disons que j'ai bu un pot et lui un café.
Mais on était vachement content d'être ensemble.
Surtout moi, parce que lui il s'est barré tout de suite.
Ce souvenir reste l'éblouissement de ma vie lyonnaise.

emcee a dit…

Ah, Seb Fontenelle! S'il n'existait pas, faudrait l'inventer.
Au moins, il secoue vigourousement le cocotier virtuel.
Et pourquoi donc il s'est tiré si vite?

Gérard Amate a dit…

En fait, il était avec le chanteur des Béru (qui crèche à Lyon), et ils devaient passer chez le chinois pour acheter leur bouffe. C'était en fin d'après-midi, après le débat à la Gryffe, et je n'étais pas seul en sa compagnie, nous étions 48 000.
Je lui avais (déjà) parlé de DGS, mais il ne croyait pas, à l'époque, à une embrouille. Il pensait plutôt à d'honnêtes fonctionnaires accomplissant leur devoir malgré tous les pouvoirs. Je crois qu'il commence à changer d'avis, comme pas mal de monde en ce moment.
(et en effet, l'un n'empêche pas l'autre, l'embrouille utilisant les gens honnêtes)

emcee a dit…

Ah, d'accord. Vous voyez du monde à Lyon.
Pour GS, il a fait un billet récemment.
Mais nous aussi, on a du beau linge, à l'occasion...
Allez, bises

emcee a dit…

Tiens, de l'eau au moulin:
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6140
Si c'est pas une pitié!

Gérard Amate a dit…

Merci, mais juger que c'est tous la même caillera n'aide pas à savoir pourquoi les uns sont décidés à tuer les autres.
Et ça, ça nous intéresse, puisque le butin que les vainqueurs emporteront, c'est nous.