samedi 26 mai 2007

Bernard Kouchner



Et en sortant du coiffeur tu traques la Bête immonde

Tapie dans l'ombre (cash populisme et manipulations)

C'est que la Démocratie, tu la défends en Saint-Bernard

Tu te jettes la bave aux crocs sur toutes les dictatures

On t'a vu big boss au Kosovo ministre chez Sarko car

Du pouvoir et le reste tu n'en as vraiment rien à foutre

Pour toi qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse

D'atténuer de cette manière les horreurs de la guerre

Tu fis bombarder la Serbie tu trouvais indispensable

D'écraser le totalitarisme ce qui donne tous les droits

D'écraser le totalitarisme ce qui donne tous les droits

Tu fis bombarder la Serbie, tu trouvais indispensable

D'atténuer de cette manière les horreurs de la guerre

Pour toi qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse

Du pouvoir et le reste tu n'en as vraiment rien à foutre

On t'a vu big boss au Kosovo ministre chez Sarko car

Tu te jettes la bave aux crocs sur toutes les dictatures

C'est que la Démocratie tu la défends en Saint-Bernard

Tapie dans l'ombre (cash populisme et manipulations)

Et en sortant du coiffeur tu traques la Bête immonde


On ne présente plus Bernard Kouchner. Ce bienfaiteur de l'humanité apporte son aide à ceux qui souffrent.

Et surtout ceux qui endurent la lourde charge du pouvoir, hier Mittérand et Jospin, aujourd'hui Sarkozy.

Il est comme ça, Bernard, le coeur sur la main, et le riz sur l'épaule.

Car il a fondé Médecins du Monde, avec sa belle gueule de toubib dans la collection Harlequin.

Il n'aime pas qu'on fasse du mal aux populations civiles, Bernie.

Sauf dans un cas.

Lorsqu'il s'agit des populations ennemies.

Celles-là c'est pas pareil.

Tous ses voeux accompagnent alors le vol des F111 au-dessus de l'Irak.

Vous remarquerez qu'aussitôt ministre du prézydent il est allé soutenir le Liban.

Qui précisément assiégeait un camp de réfugiés palestiniens.

Et il s'est empressé de conseiller l'assaut du bidonville.

Sacré Bernard!

On ne nous le changera pas.

Pendant la guerre en Yougoslavie, il n'en pouvait plus d'impatience, il attendait chaque jour que l'US Air Force écrase enfin Belgrade sous les bombes.

Alors ni une ni deux : il a consacré les dollars de son ONG à accuser la Serbie de génocide (accusation dont elle vient à peine d'être lavée à La Haye, mais qu'en attendant elle aura payé grave).

Ah! les Serbes, on peut dire que Médecins du Monde les a soignés! accusés d'avoir refait Auschwitz! rien que ça, et photos à l'appui! d'être, en somme, d'ignobles nazis.

Pour la petite histoire, soulignons qu'en 45, la Serbie résistante se libérait seule (contrairement à la France), tandis que Croates et Bosniaques enrolés par centaines de mille dans les divisions SS (où l'on ne prenait que des volontaires) défendaient, eux, la cause du nazionalsozialismus.


Ci-dessous l'article tiré du site de Michel Collon.(www.michelcollon.info)


Le co-auteur d’un des plus gros médiamensonges des années 90 vient d’avouer. Instructif pour l’avenir, car les trucs de manipulation sont toujours les mêmes...

Flash-back. Eté 92, guerre en Bosnie. Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub, frappante et coûteuse. La photo - montage présente des « prisonniers » d’un camp serbe en Bosnie. Derrière des barbelés. Kouchner y accole l’image d’un mirador d’Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d’ « exécutions en masse ».

Voici :

Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre autopublicitaire, Les guerriers de la paix, relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l’époque à Sarajevo), sur son lit de mort :

- Kouchner : C’étaient d’horribles lieux, mais on n’y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?
- Izetbegovic : Oui. L’affirmation était fausse. Il n’y avait pas de camp d’extermination quelle que fût l’horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements.

Ce médiamensonge a effectivement fait basculer l’opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l’avait diffusé massivement Mais le récent démenti a été passé sous silence. Le public ne peut savoir qu’il a été roulé.

Le demi-aveu de Kouchner et ce silence médiatique posent des questions cruciales :

1° Kouchner savait-il bien plus tôt ? Réponse : Oui. Dès 1993, un journaliste de France 2, Jacques Merlino, révélait la supercherie dans un bouquin au titre éloquent « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ». Il y interviewait le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques. Lequel, très fier, avouait avoir monté de toutes pièces la campagne des « camps d’extermination » : « Nous avons circonvenu trois grandes organisations juives : B’nai B’rith, American Jewish Committee et American Jewish Congress. Aussitôt, nous avons pu dans l’opinion publique faire coïncider Serbes et nazis. Le dossier était complexe, personne ne comprenait ce qu’il se passait en Yougoslavie, m ! ais d’un seul coup, nous pouvions présenter une affaire simple avec des bons et des méchants. » En mentant, fait observer le journaliste ! Réponse : « Nous sommes des professionnels. Nous ne sommes pas payés pour faire la morale. » Donc, Kouchner savait depuis longtemps et ce n’est pas joli - joli à présent de mettre toute la faute sur le dos d’un mort.

2° Les médias ont-ils enterré les preuves de la supercherie ? Réponse : Oui. Un journaliste allemand Thomas Deichman a montré dès 1994 que l’image des barbelés était truquée, que les « prisonniers » n’étaient pas enfermés. En fait, elle était tirée d’un reportage ITN où ils déclaraient être bien traités, mais la journaliste avait coupé ces déclarations ! On trouvera l’affiche de Kouchner, les commentaires de Deichmann, et notre exposé des trucages dans notre livre Poker menteur. Daté de 1998. Donc, il ne fallait pas attendre aujourd’hui pour rectifier :

Dans un reportage-vidéo « Sous les bombes de l’Otan » (1999), nous avions aussi présenté les images tournées par une télé locale, qui démontraient la tricherie du reportage ITN.

3° Kouchner a-t-il été protégé, même par des « critiques de médias » ? Réponse : Oui. Un exemple : Daniel Schneidermann (Arrêts sur images, France 5) nous avait contacté sur ce dossier, puis nous a écarté du débat pour ne pas nuire à Kouchner.

On n’a pas non plus interrogé ses médiamensonges sur le Kosovo et son bilan catastrophique dans cette province. Nous disons bien : médiamensonges, et non erreurs. Son plan de carrière visant le poste de secrétaire - général de l’ONU, il lui faut tout faire pour plaire aux USA.

4° Pourquoi fallait-il présenter une histoire « simple », mais fausse ? Pour cacher la responsabilité des grandes puissances occidentales dans ce conflit :
- Depuis 1979, la CIA allemande soutenait des extrémistes pour faire éclater la Yougoslavie.
- En 1989, le FMI avait mis la pression néolibérale pour éliminer l’autogestion et les droits travailleurs, excitant la crise et les nationalismes.
- En 1991, l’Allemagne avait armé les extrémistes croates et musulmans avant la guerre.
- De 1992 à 1995, les Etats-Unis ont délibérément prolongé le conflit, comme en atteste l’envoyé spécial européen en Bosnie, lord Owen.
- Pour quels intérêts, toutes ces manoeuvres ? Eliminer un système social trop à gauche, mais aussi contrôler les Balkans stratégiques et les routes du pétrole.

5° S’agit-il de nier tous les crimes commis ? Pas du tout, mais lorsque nos gouvernements cherchent à nous entraîner par une propagande de guerre « bons contre méchants », il est important de repérer leurs intérêts cachés. Et leurs trucages d’infos. Par exemple, s’agissant des camps de prisonniers en Bosnie, l’ONU en avait recensé six croates, deux serbes et un musulman. Et c’étaient plutôt des camps de regroupement en vue d’échanges, et non des camps d’extermination. Mais, les nationalistes croates et musulmans étant "nos" alliés, ou plutôt "nos" agents, Kouchner, Bernard-Henri Lévy et autres invités médiatiques permanents les ont mensongèrement blanchis. Il faudrait juger les criminels de guerre. Tous les criminels de guerre, dans tous les camps. Mais pas par des tribunaux bidons mis sur pied par une justice des vainqueurs où les USA et l’Otan se placent d’office au-dessus de la loi et même carrément hors-la-loi puisqu’ils violent la Charte de l’ONU à tour de bras.

6° Y a-t-il eu d’autres médiamensonges « réussis » dans cette guerre ? Oui. Un seul exemple. Quand l’Otan a commencé à bombarder la Yougoslavie, en 1999, elle a affirmé réagir à ce qu’elle appelait un « massacre de 40 civils » par l’armée yougoslave, à Racak, village du Kosovo. Mais Belgrade parlait d’un combat entre deux armées, provoqué par les forces séparatistes albanaises. L’ONU avait commandé un rapport à une commission de légistes dirigée par un docteur finlandais, Madame Ranta. Celle-ci a confirmé la thèse de Belgrade. Mais aucun média n’en a parlé. Le médiamensonge reste intact pour l’opinion. Pourquoi ? Parce que les médiamensonges de Kouchner, BHL et Cie ont permis de diviser la gauche et de l’empêcher de s’opposer à une guerre en réalité injuste. L’opinion publique, ça se travaille. Et la prochaine fois, ça recommencera.

Michel Collon

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